06 décembre 2007
Ougarit !!!
OUGARIT
UN TEMPS POUR ELLE
(INTEMPORELLE)
A l’atelier d’écriture, venu à petits pas
Retrouver des « amis » ou bien des inconnus
J’ai fini par m’y plaire et goûter à l’appât :
Visites, discussions et agapes… au menu…
J’ai vu une écriture venue nous défier
Du fond de l’histoire, du peuple d’OUGARIT
Né voilà cinq mille ans, peu ou prou
Entre les royaumes de SIYANNOU et d’AMOURROU
Invite à la poésie, invite à versifier
A brasser syntaxe, césures et redites !…
Quelques signes épars qui s’imposent des normes
Enfantent dignement l’écriture cunéiforme
Née loin de chez nous, quoique ça vous épate
Dans les vallées fertiles du Tigre et l’Euphrate !…
Avant la plume d’oie, ce n’était qu’un roseau
Ou un morceau de bois, taillé en biseau
Signes hésitants, paroles dans l’argile
Premiers pas aux rythme de leurs mains agiles
Ce sont là les vestiges des premiers grimoires
Images de la vie, témoins de l’histoire
Nés par accident, au royaume de Sumer
Pour conquérir le monde par delà les mers !…
C’est un Scribe qui compte, un prêtre qui prie
Un Roi qui demande à « EL » de le bénir
Akkadie, Babylone, Royaume d’Assyrie
Tant d’empires disparus, bribes de souvenirs !…
Et que me reste-t-il à la sortie du musée ?
Voici ce que j’en pense, voici mon ressenti :
Je me croyais géant… Je suis si petit
Nombril du monde, j’ai été abusé !…
J’écris, je versifie et même je soliloque
Que voulaient nous dire les gens de l’époque,
Ecrivains, poètes ou visionnaires,
Ougaritains, Hittites ou Sumériens
Peuples que l’histoire a omis de raconter ?
Le Monde existe !… Il a toujours existé !…
Plutôt que se vanter et se croire arien
Il faut le regarder… Et apprendre à se taire !…
L'enfant !!!
Plaisir immense qui n’a nul pareil
Qui nous tient en haleine… ou en éveil,
Lumière intérieure qui transparaît
Lorsque l’enfant paraît !...
Habits d'automne
L’automne, dans les arbres, se vêt de couleurs étranges
Les feuilles virent au marron en passant par l’orange
Elles sont, au gré du vent, une chevelure dorée
Que nul, sauf pour un temps, ne peut accaparer
Ce sont tantôt des pièces de monnaies
Frappées dans un métal que nul ne connaît
Dont les teintes variant du pale au vermeil
Rappellent que le printemps est plongé dans le sommeil
Il a subi l’été, quand l’été a sévi,
Et son âme flétrit…Car on lui ôte la vie.
Il voit des teintes, aux siennes, superposées
Pervertir le tableau si patiemment composé
.../...
Pluies, grosses gouttes, voire de la grêle
Et pour couronner le tout, l’air froid s’en mêle
C’est un lourd blanc manteau, qui va couvrir le vert.
Avant de le dire, nous passons en hiver !...
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Souvenirs !...
Souvenirs, soirs d’étés, passés sous les jasmins
Lire la suite : SOUVENIRS
Où ma main, dans le noir, s’unissait à ta main
Fêter leurs épousailles et cesser d’errer
Quand aux yeux du monde elles semblaient s’ignorer
.../...
Moi, je me souviens de la fraîcheur de ces nuits
Ma main, timidement, posée sur ton genou,
Loin de toi, mes journées, absence et ennui
J’aspirais au bonheur et je croyais en nous !…
.../...
Te tenant la main, je tenais le monde
Abonné à l’amour, sans devoir le chercher,
Sans me soucier si la terre était ronde,
Car rien, ni personne, ne pouvait me toucher !…
Te tenant la main, devenu invincible,
Je savais que nous deux, nous étions la cible
D’ennemis envieux qui ne cessaient de jaser
Fier de ta conquête, je me sentais « blasé » !...
Te tenant la main, et mon sourire radieux
Pour l’amour éternel, par delà nos vies,
J’étais au firmament tout à l’égal des Dieux
Loin des critiques, commérages et envies !...
.../...
Quand l’heure venue, il fallait se quitter
Accepter que ma main veuille quitter ta main
Longue devenait la nuit, jusqu’au lendemain
Sans que je sois sur que nous étions en été !...
Alphabet
Vingt six lettres pour jongler ou faire des couplets Lire la suite : ALPHABET
Qui peuvent, pour le croyant, servir de chapelets,
Pour permettre à l’enfant dans la force de l’âge
De rêver, malgré l’adulte, et de croire aux mirages.
Vingt six lettres groupées sous le nom d’alphabet,
Déclinées par le maître, louées par l’abbé,
Discours des laïcs, psaumes dans les églises,
Parfum, couleur des roses, goût des cerises
.../...
Vingt-six lettres jaillissant d’une plume d’oie,
Refusent, par amour, de dire n’importe quoi,
Leur encre, peut traduire, au gré de la couleur,
La joie du poète ou raconter sa douleur !…
.../...
Lettres qui mènent, l’homme libre en enfer
Forcent l’innocent sous la dure loi des fers
Qui peuvent, d’un seul jet, nous mener aux nues
Et l’instant qui suit, faire de nous des inconnus!…
Ami
Pensée, autant qu’appui utile,
Fidèle du moment difficile,
Tel est mon ami !...
17 octobre 2007
Origines
Felouques de l'île de Kerkennah
Je suis né d’un peuple qui peut manier l’épée
Autant que le verbe, voire davantage ! ...
Peuple de parole !... qualifié d’excessif ! ...
D’épithètes en attributs, il s’habille d’adjectifs ;
Ses biens : Ses traditions ; sont ses seuls bagages.
Voyageur et nomade sa vie, une épopée !…...
Lire la suite MON_PEUPLE
Enfant du Monde
Va !… répète à l’autre : Je te veux du bien !
Qu’il s’appelle Ali, Wang, Bobby ou Fabien…
A tes yeux, l’autre n’est ni meilleur ni pire ;
Il est tout simplement quelque peu différent,
A y regarder de près, vous seriez parents :
Le même sang, rouge, coule dans vos veines.
Les langues, les couleurs, des guerres d’empires,
Sont, pour les peuples et stériles et vaines…
Vas mon fils !… vis ta vie !... mènes ta bataille !…
Sans arme, ni cuirasse, doux, pacifique…
Prêches l’amour, partout et où que tu ailles ;
Suis ton chemin, quelle que soit la critique !...
Fais fi !… des jaloux et de ceux qui te raillent,
Car l’on bâtit sa maison brique par brique !...
Lire la suite AVENTURIER
Franchise et Sincérité
L’homme libre est lui-même !... Il ne joue aucun rôle
Il est Sincérité lorsqu’il prend la parole
Il dit ce qu’il pense et croit en ce qu’il peut dire
Tout en laissant les autres libres de médire
Ce qu’il montre en dehors est ce qu’il est en dedans
Rien en lui n’est fallacieux ni même redondant
Présent dans ses yeux le bonheur est abondant
Il est un havre de paix, délicieux et fondant
Lire la suite L_HOMME_LIBRE
Cascade de Tameghza
Fierté et Fidélité
« Sans nul doute, j’ai du caractère »,
Dit le chêne au roseau effacé ! ...
« Cela me donne force, et moult repères,
Mieux vaut, trop en avoir, que pas assez !
Dans la forêt, JE SUIS ! ... Parmi les Rois ! ...
Témoin, pour les amants, des premiers émois,
De leurs serments d’amour et de fidélité ! ...
Mes bras sont noueux ! ... Mon corps est droit ! ...
Mon bois est recherché ! ... Et même après moi
Il demeure ! ... Essence précieuse et de qualité ! ...
Lire la suite LA_REVANCHE_DU_CHENE













