23 décembre 2007
Poème pour Ingrid BETANCOURT et les otages dans le monde !!!
Bonjour,
Humblement, avec mes mots et peut être maladroitement, j'aimerais partager avec vous ces quelques mots que je viens d'écrire en pensant aux otages des FARC.
Je ne sais si les actes des FARC sont justifiés ou non. Je veux rester sur un autre plan, et élargissant, sur celui des souffrances que peuvent ressentir les otages où qu'ils soient, leurs familles et leurs enfants.
L'on n'a pas le droit, d'extraire de sa vie, un être humain et de le rayer pour les jours à venir, lui refusant de lui reconnaitre cette qualité !...
J'espère que les « amis » de myspace voudront bien relayer, les uns vers les autres, ce texte, l'amender, y rajouter des strophes ou quelques commentaires et faire en sorte qu'une formidable clameur parte vers les FARC…
A défaut d'atteindre leurs coeurs, peut être atteindra-t-elle leurs consciences ?
Voici donc :
No más secuestros
Pour vous, il est vrai, je ne suis personne
Sûrement pas illustre, au demeurant inconnu.
Je ne veux vous combattre, et ne peux vous payer
Ne soyez pas surpris si par ma voix résonnent,
Haut et fort pour ceux que vous avez détenus,
Les cris des inconnus qui l'auront relayée !...
Ce sont les gouttes d'eau qui remplissent les mers !
Les plus grands déserts sont faits de grains de sable !
Et le sel prend naissance dans les marais salins !
Le goût dans ma bouche me semble plutôt amer
Quand je vois ces actes vils et exécrables
Qui laissent, parmi nous, tant d'enfants orphelins…
Malgré vos pouvoirs, Vous n'êtes pas des Dieux
Même si vous faites taire les sourires radieux
De vos opposants ou des contestataires
En les enlevant pour les forcer à se taire !...
Les traitant, les maltraitant, en tant qu'esclaves
Vous les faites plier à votre volonté
Même les belles femmes deviennent des épaves
Tristes souvenirs que vous aimez vous raconter !...
Niant la femme et l'homme et niant l'être
Claquement des doigt qui les fait disparaître
Par cet acte odieux qualifié d'enlèvement
Qui laisse sans réponse les pourquoi et les comment !...
Il n'y aucune logique dans les enlèvements
Actions, réactions ou bien simples défis,
Les otages, il est vrai, reviennent rarement
De ces actes gratuits que rien ne justifie !...
Ni pourquoi, ni contre qui ils sont dirigés
Riches, pauvres, simples anonymes engagés
Pour telle politique ou simplement la paix
Au nom de quels peuples vos forces persistent
A garder des otages qui ne peuvent s'échapper,
Médecins, médiateurs, reporters ou touristes
Victime d'une main mise sans discernement
De juntes ou guérillas toujours en mouvement !...
Quel que soit le pays, quelle que soit la cause,
Quel que soient les différends qui nous opposent
Evitez ces malheurs ne prenez plus d'otages
De telles pratiques font partie d'un autre âge :
Personne n'a le droit, et d'une simple décision,
De traiter l'humain comme une césure ou une élision !...
Ce sont des êtres humains, bien réels et vrais
Et non pas un tableau noir duquel l'on efface
Les signes tracés avec toutes sortes de craies !...
Allez faites ce geste, ne restez pas de glace !...
Cessez de les nier daignez les regarder
Il est sûrement temps de vous amender !...
Comment oublierons-nous le choc de ces images
Montrant « Ingrid » qui vous suppliait
Avec force conviction et patience…
Et vous l'avez ravie et prise en otage !...
Tout en l'humiliant, vous l'avez faite plier,
Esclave, résignée et réduite au silence
Dans le feu de l'attente, l'espoir calciné
Finit de brûler ces âmes déracinées…
A garder des innocents sans égards pour eux
Vous n'avez choisi que le crime crapuleux !...
Plutôt que discuter, vous préférez choquer.
Que vous êtes loin du combat politique !
Tout en sacrifiant les idées revendiquées,
Vous mettez à mal les opinions publiques…
Il est d'autres manières de mener des combats
Laissez les innocents loin de vos coups bas
La seule non-violence, sans se commettre au pire,
A su mettre à bas et vaincre des empires !...
No más secuestros
(Phrase prononcée par
Ingrid BETANCOURT devant les FARC)
06 décembre 2007
Avis aux lecteurs
L'ensemble des poèmes qui vous sont présentés pour lecture ou pour avis, voire juste pour un échange et un partage amicaux, ont déjà été protégés.
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Merci de votre compréhension et... restons ZEN !!!
Ougarit !!!
OUGARIT
UN TEMPS POUR ELLE
(INTEMPORELLE)
A l’atelier d’écriture, venu à petits pas
Retrouver des « amis » ou bien des inconnus
J’ai fini par m’y plaire et goûter à l’appât :
Visites, discussions et agapes… au menu…
J’ai vu une écriture venue nous défier
Du fond de l’histoire, du peuple d’OUGARIT
Né voilà cinq mille ans, peu ou prou
Entre les royaumes de SIYANNOU et d’AMOURROU
Invite à la poésie, invite à versifier
A brasser syntaxe, césures et redites !…
Quelques signes épars qui s’imposent des normes
Enfantent dignement l’écriture cunéiforme
Née loin de chez nous, quoique ça vous épate
Dans les vallées fertiles du Tigre et l’Euphrate !…
Avant la plume d’oie, ce n’était qu’un roseau
Ou un morceau de bois, taillé en biseau
Signes hésitants, paroles dans l’argile
Premiers pas aux rythme de leurs mains agiles
Ce sont là les vestiges des premiers grimoires
Images de la vie, témoins de l’histoire
Nés par accident, au royaume de Sumer
Pour conquérir le monde par delà les mers !…
C’est un Scribe qui compte, un prêtre qui prie
Un Roi qui demande à « EL » de le bénir
Akkadie, Babylone, Royaume d’Assyrie
Tant d’empires disparus, bribes de souvenirs !…
Et que me reste-t-il à la sortie du musée ?
Voici ce que j’en pense, voici mon ressenti :
Je me croyais géant… Je suis si petit
Nombril du monde, j’ai été abusé !…
J’écris, je versifie et même je soliloque
Que voulaient nous dire les gens de l’époque,
Ecrivains, poètes ou visionnaires,
Ougaritains, Hittites ou Sumériens
Peuples que l’histoire a omis de raconter ?
Le Monde existe !… Il a toujours existé !…
Plutôt que se vanter et se croire arien
Il faut le regarder… Et apprendre à se taire !…
L'enfant !!!
Plaisir immense qui n’a nul pareil
Qui nous tient en haleine… ou en éveil,
Lumière intérieure qui transparaît
Lorsque l’enfant paraît !...
Habits d'automne
L’automne, dans les arbres, se vêt de couleurs étranges
Les feuilles virent au marron en passant par l’orange
Elles sont, au gré du vent, une chevelure dorée
Que nul, sauf pour un temps, ne peut accaparer
Ce sont tantôt des pièces de monnaies
Frappées dans un métal que nul ne connaît
Dont les teintes variant du pale au vermeil
Rappellent que le printemps est plongé dans le sommeil
Il a subi l’été, quand l’été a sévi,
Et son âme flétrit…Car on lui ôte la vie.
Il voit des teintes, aux siennes, superposées
Pervertir le tableau si patiemment composé
.../...
Pluies, grosses gouttes, voire de la grêle
Et pour couronner le tout, l’air froid s’en mêle
C’est un lourd blanc manteau, qui va couvrir le vert.
Avant de le dire, nous passons en hiver !...
Lire la suite : HABITS_D_AUTOMNE
Souvenirs !...
Souvenirs, soirs d’étés, passés sous les jasmins
Lire la suite : SOUVENIRS
Où ma main, dans le noir, s’unissait à ta main
Fêter leurs épousailles et cesser d’errer
Quand aux yeux du monde elles semblaient s’ignorer
.../...
Moi, je me souviens de la fraîcheur de ces nuits
Ma main, timidement, posée sur ton genou,
Loin de toi, mes journées, absence et ennui
J’aspirais au bonheur et je croyais en nous !…
.../...
Te tenant la main, je tenais le monde
Abonné à l’amour, sans devoir le chercher,
Sans me soucier si la terre était ronde,
Car rien, ni personne, ne pouvait me toucher !…
Te tenant la main, devenu invincible,
Je savais que nous deux, nous étions la cible
D’ennemis envieux qui ne cessaient de jaser
Fier de ta conquête, je me sentais « blasé » !...
Te tenant la main, et mon sourire radieux
Pour l’amour éternel, par delà nos vies,
J’étais au firmament tout à l’égal des Dieux
Loin des critiques, commérages et envies !...
.../...
Quand l’heure venue, il fallait se quitter
Accepter que ma main veuille quitter ta main
Longue devenait la nuit, jusqu’au lendemain
Sans que je sois sur que nous étions en été !...
Alphabet
Vingt six lettres pour jongler ou faire des couplets Lire la suite : ALPHABET
Qui peuvent, pour le croyant, servir de chapelets,
Pour permettre à l’enfant dans la force de l’âge
De rêver, malgré l’adulte, et de croire aux mirages.
Vingt six lettres groupées sous le nom d’alphabet,
Déclinées par le maître, louées par l’abbé,
Discours des laïcs, psaumes dans les églises,
Parfum, couleur des roses, goût des cerises
.../...
Vingt-six lettres jaillissant d’une plume d’oie,
Refusent, par amour, de dire n’importe quoi,
Leur encre, peut traduire, au gré de la couleur,
La joie du poète ou raconter sa douleur !…
.../...
Lettres qui mènent, l’homme libre en enfer
Forcent l’innocent sous la dure loi des fers
Qui peuvent, d’un seul jet, nous mener aux nues
Et l’instant qui suit, faire de nous des inconnus!…
Ami
Pensée, autant qu’appui utile,
Fidèle du moment difficile,
Tel est mon ami !...











